‘La loi anti-discrimination n’interdit aucune opinion’

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L’incitation à la haine et à la violence n’est pas une bonne solution.

Mais j’ai remarqué aussi que dans l’article ci-joint, on parle de la ‘liberté d’expression’ et des ‘fondements de la démocratie’ ce que tout est bien exprimée.

Soyons un peu honnêtes. Il n’est pas du tout vrai que la loi anti-discrimination en Belgique ‘n’interdit aucune opinion’.

Marcel Vervloesem, membre de la direction de notre association qui a été poursuivi pendant plus que 10 ans, a été remis en liberté, sous condition qu’il:

– respecte l’interdiction de contacter la presse à la quelle il fut condamné par la cour de justice en 2006.

–  ne s’occupe plus d’affaires pédocriminelles et ne participe plus aux activités des organisations qui luttent contre les abus d’enfants

– ne prenne aucun contact aves ses amis de l’asbl Werkgroep Morkhoven, qui lui ont rendu visite fidèlement chaque semaine pendant sa détention de deux ans en prison.

– ne prenne aucun contact avec l’acteur flamand Jo Reymen (qui n’est pas membre du Werkgroep Morkhoven), qui n’a jamais cessé de le soutenir.

Ces conditions qu’on lui a imposées sont anti-constitutionelles.

La liberté de réunion ou droit de réunion est aussi une liberté publique et politique généralement considérée comme fondamentale et en vertu de laquelle un groupe de personnes a la possibilité de se réunir temporairement en un même lieu, de façon pacifique et sans armes, dans toute finalité licite et conforme à la Loi. Elle est mentionnée dans l’article 20 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

====

‘Un an de prison pour un ex-membre de Sharia4Belgium’

BELGA

26/4/2013

Une amende également…

Hicham C., qui était membre de l’organisation aujourd’hui dissoute Sharia4Belgium, a été condamné vendredi à un an de prison et à une amende de 300 euros par le tribunal correctionnel d’Anvers pour incitation à l’émeute à Borgerhout en septembre dernier. Le prévenu, absent à son procès, a été condamné par défaut. Le 15 septembre dernier, plusieurs centaines de jeunes d’origine étrangère avaient manifesté contre le film anti-Islam “Innocence of Muslims”. Cette manifestation n’était pas autorisée.

Les appels au rassemblement avaient été lancés par textos et Facebook. La police avait identifié le jour du rassemblement des membres de Sharia4Belgium. Le prévenu Hicham C. avait joué un rôle de premier plan, après l’arrestation du porte-parole de Sharia4Belgium, Fouad Belkacem. Il s’était adressé à la foule et avait incité par son discours à la discrimination, à la haine et à la violence à l’encontre des non-musulmans, qu’il qualifiait de descendants des porcs et des singes.

Un noyau dur s’était ensuite formé et des policiers avaient été bombardés d’objets. La police avait procédé à 230 arrestations administratives. Quatre jours plus tard, elle avait interpellé Hicham C. Le prévenu avait affirmé avoir cité uniquement des versets coraniques et niait avoir incité à l’émeute. Le ministère public avait toutefois fait remarquer que deux jours avant les faits le prévenu apparaissait dans une vidéo postée sur le site de Sharia4Belgium et annonçait des actions de représailles contre les non-musulmans après la diffusion du film “Innocence of Muslims”. “Une pure coïncidence”, selon le prévenu. Le tribunal a toutefois estimé les faits avérés.

Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme s’était constitué partie civile et a obtenu un euro symbolique. Le Centre avait initialement déposé une simple plainte contre Sharia4Belgium. Il s’était ensuite porté partie civile lorsque le parquet a lancé une procédure judiciaire contre Hicham C.

“Ce genre de propos (tenus par le prévenu) est inacceptable et ne tombe pas sous le couvert de la liberté d’expression. Il s’agit d’un des fondements de la démocratie, d’un des droits fondamentaux mais aucune liberté, même fondamentale, n’est absolue. La loi anti-discrimination n’interdit aucune opinion. Mais lorsque des mots deviennent des actes et suscitent la haine ou la violence, ceux-ci menacent cette liberté fondamentale”, considère Edouard Delruelle, directeur-adjoint du Centre.

Le Centre souligne que les faits ont été correctionnalisés car il ne s’agissait pas de délits de presse mais bien de messages oraux tenus lors d’une manifestation et dans un film rendu public. Le Centre pour l’égalité des chances rappelle qu’il a déjà déposé plusieurs plaintes contre Sharia4Belgium, notamment pour des propos homophobes et incitant à la haine à l’encontre des non-musulmans.

Jeudi, le ministère public a réclamé devant la cour d’appel d’Anvers, une peine de 18 mois de prison ferme et une amende de 550 euros à l’encontre de Fouad Belkacem, l’ancien porte-parole de Sharia4Belgium. Ce dernier est poursuivi pour incitation à la haine et à la violence contre des non-musulmans via des vidéos diffusées sur internet ainsi que pour harcèlement à l’égard de Frank Vanhecke, le veuf de Marie-Rose Morel. Le Centre pour l’égalité des chances s’est également constitué partie civile dans ce procès.

http://www.lalibre.be//actu/belgique/article/812125/un-an-de-prison-pour-un-ex-membre-de-sharia4belgium.html

Advertenties

Over kruitvat

I am working for the Belgian human rights association 'Werkgroep Morkhoven' which revealed the Zandvoort childporn case (88.539 victims). The case was covered up by the authorities. During the past years I have been really shocked by the way the rich countries of the western empire want to rule the world. One of my blogs: «Latest News Syria» (WordPress)/ Je travaille pour le 'Werkgroep Morkhoven', un groupe d'action qui a révélé le réseau pornographique d'enfants 'Zandvoort' (88.539 victims). Cette affaire a été couverte par les autorités. Au cours des dernières années, j'ai été vraiment choqué par la façon dont l'Occident et les pays riches veulent gouverner le monde. Un de mes blogs: «Latest News Syria» (WordPress)/ Ik werk voor de Werkgroep Morkhoven die destijds de kinderpornozaak Zandvoort onthulde (88.539 slachtoffers). Deze zaak werd door de overheid op een misdadige manier toegedekt. Gedurende de voorbije jaren was ik werkelijke geschokt door de manier waarop het rijke westen de wereld wil overheersen. Bezoek onze blog «Latest News Syria» (WordPress) ------- Photo: victims of the NATO-bombings on the Chinese embassy in Yougoslavia
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6 reacties op ‘La loi anti-discrimination n’interdit aucune opinion’

  1. kruitvat zegt:

    La discrimination est interdite par la loi et punissable. Discriminer quelqu’un revient à lui porter préjudice. Un juge peut condamner une personne discriminante à indemniser la victime pour les dommages causés. En Belgique, une loi interdit la discrimination reposant sur les critères suivants :

    la prétendue race
    la nationalité
    la couleur de peau
    l’origine ethnique
    l’origine nationale
    le sexe
    l’âge
    l’orientation sexuelle
    l’état civil
    la naissance
    la fortune
    les convictions politiques
    les convictions philosophiques
    les convictions religieuses
    la langue
    l’état de santé
    le handicap
    les caractéristiques physiques
    les caractéristiques génétiques
    l’origine sociale
    Ainsi, il existe en Belgique :

    – la loi anti-racisme
    – la loi sur l’égalité de traitement entre hommes et femmes
    – la loi anti-discrimination

    http://www.belgium.be/fr/justice/victime/plaintes_et_declarations/discrimination/

  2. kruitvat zegt:

    ‘Interdire la FGTB en tant que groupe radical ?’

    1 octobre 2012

    Et si un jour la FGTB, qui promeut une « transformation totale de la société », était interdite par le Gouvernement belge ? Ce scénario-catastrophe semble ahurissant ; c’est pourtant une des conséquences possibles de la future loi contre le radicalisme.

    Quel rapport entre Sharia4Belgium, le groupuscule islamiste, et la FGTB, le puissant syndicat de gauche ? A priori, aucun. Sauf qu’ils pourraient tomber tous les deux dans la définition d’un « groupement radical » selon la loi en préparation contre le radicalisme.

    Cette loi vise à réactiver la législation sur les milices privées, qui date de 1934 et qui s’est surtout signalée jusqu’ici par une remarquable inefficacité : trois condamnations en 78 ans. C’est pourtant cette législation caduque qui a été retenue comme le véhicule juridique le plus opportun pour lancer une offensive éclair contre le radicalisme. En deux mois, de juin à juillet, six amendements, seize auditions d’experts et cinq réunions de commission ont été consacrés à trouver un moyen d’interdire Sharia4Belgium.

    Pourquoi cet empressement ? L’énergie du législateur répond ici aux provocations du leader de Sharia4Belgium, Fouad Belkacem : en juin dernier il avait pris la défense d’une jeune femme en niqab qui avait refusé de se soumettre à un contrôle d’identité à Molenbeek. « Levez-vous et défendez l’honneur des musulmans », avait appelé Fouad Belkacem dans une vidéo qui avait toutes les apparences d’un encouragement à la violence. Fouad Belkacem, déjà sous le coup d’une condamnation pour incitation à la discrimination, avait été prié de réintégrer sa cellule ; il est dans l’attente d’un nouveau procès où la récidive ne manquera pas d’être invoquée par le parquet.

    Il a donc été prestement mis hors d’état de nuire, preuve que le système fonctionne, mais cela n’a pas suffi aux yeux du pouvoir politique, bien décidé à « envoyer un message fort » : une nouvelle loi. « Ces propos hallucinants ne resteront pas sans suite », avait promis la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet. La suite, la voici donc : un Frankenstein juridique.

    En effet, les députés se sont vite heurtés à la difficulté de cerner une notion aussi floue que le « radicalisme ». Une circulaire ministérielle de 2007 instaurant un « plan R » (Plan Radicalisme) le définit comme « l’influence sur un individu ou sur un groupe de sorte qu’il soit mentalement prêt à commettre des actes extrémistes ou violents ». Quand on pense que cette définition permet à la Sûreté de l’Etat d’enquêter sur des citoyens, on n’aimerait pas être dans la peau d’un syndicaliste haranguant les foules avec un peu trop de conviction.

    Face à l’obstacle, les députés ont opté pour un mélange hybride de la loi anti-discrimination, de la loi sur le terrorisme (déjà critiquée pour son imprécision) et, bien sûr, de la loi désuète sur les milices privées. Ce n’est pas tout : pénalement, ils n’ont pas hésité à charger la barque, après tout la démocratie était en danger. Ainsi un amendement prévoit de suspendre jusqu’à vingt ans le droit à s’associer librement des personnes condamnées. Vingt ans ! Un droit garanti par la Constitution ! Et comment le législateur justifie cette peine exorbitante ? Par la nécessité de combattre ceux qui « attisent la rancœur à l’égard de l’Etat de droit ». Le PTB, qui a fait toute sa campagne de 2010 sur l’assimilation du parlement à un « cirque », a-t-il « attisé la rancœur » à l’égard du pouvoir législatif ? Impossible à dire mais dans le doute il aura intérêt à revoir ses fondamentaux si la loi passe…

    Il y a plus interpellant encore : un des derniers amendements, fort discuté il est vrai, permettrait au Gouvernement de dissoudre un « groupement non démocratique » sans passer par une décision de justice. Evaporée, la séparation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire : désormais les ministres pourraient appliquer directement la loi. On se croirait presque dans la Hongrie de Viktor Orban.

    Bien sûr ces menaces sur la liberté d’expression et d’association ne sont pas passées inaperçues. Au cours des auditions, de nombreux experts consultés, juristes, philosophes, acteurs de terrain, ont mis en garde contre ces dérives. La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet, qui a confirmé à la rentrée le renforcement de la lutte contre le radicalisme, a balayé ces avertissements d’un revers de la main : « Arrêtons de rire avec les dangers liberticides ». Des droits constitutionnels suspendus, des incriminations floues, des partis assimilés à des milices privées ? Arrêtons de rire.

    Les associations un peu « activistes », elles, ne rient pas. L’arme de destruction massive concoctée par le parlement, on l’a vu, les concerne de près. Prenons les syndicats. Prenons, tiens, la FGTB. L’article premier de ses statuts postule une « transformation totale de la société ». Certes, la FGTB n’a aucune tradition, ni aucune volonté d’inciter à la haine ou à la discrimination, mais qui sait si, dans cinq ans, dans dix ans, des manifestations ne pourraient être interprétées comme un projet « d’inciter à l’action contre les valeurs fondamentales de l’Etat » ? Un fantasme ? Pas du tout. Lors des débats parlementaires, à la question de savoir si Greenpeace pourrait un jour être poursuivi en tant qu’organisation radicale, aucun expert n’a pu répondre formellement que ce ne serait pas possible…

    « Le peuple n’a-t-il pas parfois le droit de se rebeller ? » s’est interrogé le socialiste Rachid Madrane. Ce n’est pas Alain Winants, administrateur général de la Sûreté de l’Etat, qui va le rassurer à cet égard : « Les mouvements d’extrême gauche et anarchistes étaient initialement non violents mais ont désormais de plus en plus recours à la violence et il y a un risque que cela augmente avec la crise financière », a-t-il expliqué à la Commission de l’Intérieur.

    La crise, nous y voilà. Le mouvement des Indignés, qui prône « la résistance à l’austérité par des actions », pourrait-il être interdit par un juge qui applique la lettre de la loi ? Tout l’enjeu du débat est là.

    Diederick Legrain

    =====
    Etes-vous un terroriste ?

    Ce n’est pas la première fois qu’une obsession sécuritaire aveugle le législateur belge au point de lui faire perdre la mesure. La loi de 1999 sur les organisations criminelles, et celle de 2005 sur le terrorisme, ont aussi échoué à définir clairement l’infraction, malgré des avertissements répétés du Conseil d’Etat et de la société civile.

    L’organisation criminelle. Ici le flou est tellement absolu (que signifie « obtenir des avantages patrimoniaux en utilisant la menace » ?) que le législateur a cru bon d’exclure « toute association qui poursuit un but exclusivement légitime ». Le Conseil d’Etat a qualifié cet ajout de « truisme qui n’a pas sa place dans le Code pénal », mais le mal était fait. Quatre altermondialistes liégeois ont été mis sur écoute et poursuivis en 2001 sur base de cette loi. Ce n’est qu’en 2009 qu’ils ont été pleinement reconnus dans leurs droits.
    Le terrorisme. Depuis 2005, une infraction qui a pour but de « porter gravement atteinte » aux structures économiques ou sociales d’un pays, est désormais qualifiée de terroriste. En 2008, quatre militants belges du Secours Rouge, dont une journaliste de la RTBf, ont été arrêtés et poursuivis sur cette base. Il a fallu quatre ans pour qu’un juge reconnaisse que « la seule sympathie pour une organisation dont l’une des tâches serait liée à la lutte armée » n’est pas suffisante pour les incriminer de terrorisme, et prononce un non-lieu.

    http://www.levif.be/info/actualite/belgique/interdire-la-fgtb-en-tant-que-groupe-radical/article-4000186319603.htm

  3. kruitvat zegt:

    La loi antiterroriste du 19 décembre 2003 relative aux infractions terroristes

    La Belgique, au contraire de six Etats membres de l’UE : l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Irlande et le Portugal, ne disposait pas d’une telle législation. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne pouvait pas poursuivre des actes que l’on désigne comme « terroristes ». Le Code pénal a toujours permis de poursuivre un acte violent, la pose d’une bombe ou le détournement d’un avion. Pour cela, nul besoin d’une notion spécifiant le terrorisme, les incriminations classiques suffisent.

    Cette loi développe un délit d’appartenance. On peut être poursuivi, non pas parce que l’on a commis un acte déterminé, mais simplement parce qu’on est membre ou considéré comme lié à une organisation labellisée comme terroriste. Cependant, il ne s’agit pas là de l’élément central qui explique la mise en place d’une législation spécifique. La notion de délit d’appartenance existait déjà dans la loi de 1998 sur les organisations criminelles, ainsi que dans la jurisprudence de l’incrimination « d’association de malfaiteurs ».

    Pour saisir la spécificité des lois antiterroristes, il faut comprendre que ce type de législation, en généralisant des procédures d’exception à tous les stades de la procédure pénale, nous installe dans un état d’exception permanent, dans lequel ce qui était la règle, la garantie de certains droits constitutionnels, est constamment violé. Un procès récent fait dans notre pays à des personnes liées à une organisation turque d’opposition confirme cette tendance mondiale.

    http://pyramides.revues.org/202?lang=en

  4. kruitvat zegt:

    La loi anti-discrimination…

    Le CECLR dépose une nouvelle plainte contre Sharia4Belgium

    Belga | 7 Juin 2012

    Le Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) a annoncé jeudi le dépôt d’une nouvelle plainte contre les membres du mouvement musulman radical Sharia4Belgium, et plus particulièrement contre son porte-parole, Fouad Belkacem, en raison d’une possible infraction à la loi anti-discrimination.

    Appréhendé jeudi matin, M. Belkacem a été placé sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction d’Anvers. Selon le directeur adjoint du CECLR, Edouard Delruelle, le dépôt de plainte annoncé jeudi n’est toutefois pas une conséquence directe de cette interpellation. Le Centre a pris cette décision après avoir procédé à une analyse des propos tenus par le porte-parole de Sharia4Belgium dans une vidéo diffusée à la suite du contrôle et de l’interpellation, la semaine dernière, d’une femme vêtue d’un niqab. “Ces propos sont clairement discriminatoires envers les non-musulmans. Il y a bien incitation à la haine”, a confirmé M. Delruelle à l’agence Belga. En plus de cette plainte simple, “il y aura certainement constitution de partie civile”, mais pour ce faire le Centre doit recevoir l’aval de son conseil d’administration, a-t-il rappelé. “L’actuel cadre légal nous permet d’agir contre ces faits répréhensibles. C’est pourquoi le Centre a porté plainte, afin que la police et le parquet continuent d’instruire cette affaire. Mais nous sommes tout à fait ouverts à un renforcement du cadre législatif”, a ajouté le directeur adjoint du CECLR. Ce n’est pas la première fois que le Centre dépose plainte contre Sharia4Belgium. L’un de ces dossiers a d’ailleurs abouti récemment à la condamnation de Fouad Belkacem à deux ans de prison, dont un ferme, devant le tribunal correctionnel d’Anvers. Fouad Belkacem doit débourser un euro symbolique pour indemniser le Centre d’égalité des Chances et la Lutte contre le racisme. Il a toutefois interjeté appel de sa condamnation. (BENOIT DOPPAGNE)

    http://www.rtl.be/info/belgique/faitsdivers/883848/le-ceclr-depose-une-nouvelle-plainte-contre-sharia4belgium

  5. kruitvat zegt:

    La loi antiterroriste, une incrimination directement politique

    Margaret Thatcher tenta d’appliquer la loi antiterroriste à la grève des mineurs…
    —-
    « Loi du 19 décembre 2003 relative à l’infraction terroriste », Moniteur belge du 29 décembre 2003 (…)

    L’art. 137 § 1 du code Pénal stipule : « Constitue une infraction terroriste, l’infraction prévue (…)

    La loi antiterroriste belge est une inscription, dans notre code pénal, de la Décision-cadre européenne qui donne un caractère directement politique à cette nouvelle incrimination. L’infraction comprend un double élément : l’un objectif, soit un acte violent, un attentat, une destruction d’édifice… et l’autre subjectif, l’intention avec laquelle l’acte est commis. C’est cet élément subjectif qui est déterminant dans la caractérisation de l’acte comme terroriste. Une action est considérée comme telle quand elle a pour but « de porter atteinte gravement » aux structures politiques, économiques ou sociales d’un pays ou quand elle a pour objectif de le déstabiliser18. Les notions de déstabilisation et de destruction des structures économiques ou politiques d’un pays permettent d’attaquer de front les mouvements sociaux. C’est avec ces arguments que, début des années 80, Margaret Thatcher tenta d’appliquer la loi antiterroriste à la grève des mineurs.

    L’infraction est également définie comme terroriste lorsqu’elle a pour but de contraindre indûment des pouvoirs publics ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque. Comme tout mouvement social a pour but de contraindre le pouvoir à poser certains actes ou de ne pas les poser, c’est le pouvoir lui-même qui déterminera, si les pressions subies sont normales ou non. Ainsi, la catégorie de terrorisme est construite de la sorte que ce sont les gouvernements qui désignent qui est terroriste et qui ne l’est pas.

    Si le but poursuivi, la déstabilisation du pouvoir, est essentiel pour caractériser comme terroriste un acte déterminé, il n’est pas même pas nécessaire d’établir cette intention pour caractériser comme terroriste la « capture » d’installations publiques ou de moyens de transport publics. Une assaut collectif d’un moyen de transport public, afin de lutter contre sa capture privée, c’est -à -dire sa privatisation, peut être jugée comme un acte terroriste. Cet élément montre bien que ce sont bien les mouvements sociaux de protestation qui sont spécifiquement visés par cette législation.

    Comme dans la loi de 1998 sur les organisations criminelles, connue sous le nom d’article 324 bis du code pénal, le caractère potentiellement liberticide de la loi antiterroriste, ainsi que la nécessité de se prémunir contre une utilisation politique n’avaient pas échappé à de nombreux parlementaires, si bien que la loi relative à l’organisation terroriste contient des restrictions à une telle utilisation, indiquant qu’elle ne peut servir à entraver ou réduire les libertés fondamentales, telles les libertés d’association, de réunion ou d’expression. Cependant ces dispositions restent vagues.

    http://pyramides.revues.org/202?lang=en

  6. kruitvat zegt:

    La loi sur les milices privées… Fermer les sites internet…

    ‘Milquet: adapter la loi sur les milices privées pour interdire Sharia4Belgium’

    Dans le cadre d’un plan anti-radicalisme, la ministre de l’Intérieur, suivant l’exemple français, prévoit d’adapter la loi sur les milices privées, ce qui permettra d’interdire les groupements incitant à la haine, la discrimination, et qui menacent des intérêts supérieurs de la démocratie.

    6 Juin 2012

    La ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet (cdH) était l’invitée de la rédaction de Bel RTL ce matin. Elle répondait aux questions de Fabrice Grosfilley.

    Fabrice Grosfilley: Faut-il interdire Sharia4Belgium ?
    Joëlle Milquet: Ce qu’il faut faire d’abord c’est une stratégie vraiment transversale et renforcer la lutte contre le radicalisme avec différents aspects tant en matière de prévention que de renforcement d’effectif, que du cadre légal, que de la coordination et des caractères opérationnels. Dans ce cadre-là, je pense qu’un des manques législatifs que nous avons, c’est que nous ne disposons pas d’une capacité d’interdiction de groupement dont les objectifs incitent à la haine, à la discrimination pouvant notamment mettre en péril certains intérêts supérieurs de la démocratie. Il y a une loi qui vient d’être prise en France par exemple qui adapte la loi sur les milices privées. Nous comptons en fait nous en inspirer et faire la même réflexion à partir de la loi des milices privées nous pouvons ajouter un élément tout en étant très prudent parce qu’il ne s’agit pas évidemment d’aller mettre à mal la liberté d’association et la liberté d’expression, et ce n’est pas un seul groupement visé. C’est l’ensemble des groupements dont les objectifs sont incompatibles avec non seulement nos valeurs de respect et nos valeurs démocratiques avec évidemment des éléments d’incitation à la haine.

    Fabrice Grosfilley: “Donc si je comprends bien dans le plan radicalisme que vous présentez théoriquement à la fin du mois au conseil des ministres, vous allez proposer une adaptation de la loi sur les milices privées de manière à étendre un petit peu la compétence ou le champ d’action ?
    Joëlle Milquet: “Tout à fait avec un projet texte pour le permettre.”

    Fabrice Grosfilley: Est-ce que sur Sharia4Belgium, on ne pourrait pas commencer par fermer leur site internet ?

    Joëlle Milquet: C’est l’autre aspect du plan [plan radicalisme qui consiste à renforcer la lutte contre le radicalisme]. C’est vraiment un renforcement des mesures en matière de site internet qui incite à la haine ou qui explique comment mener presque un acte de terrorisme pour lequel nous avons énormément d’impuissance législative. Et c’est surtout lié au fait que, comme il s’agit d’élément internationaux, nous n’avons pas toujours la capacité de le faire. C’est la raison pour laquelle on y travaille et on veut le renforcer. Nous sommes leaders d’ailleurs au niveau belge pour ce travail au niveau de l’Union Européenne. J’ai eu notamment une discussion avec une secrétaire d’Etat aux Affaires Intérieures américaines et avec la Commissaire européenne, on aimerait bien en Belgique organiser une rencontre notamment avec l’ensemble des responsables des sites (Facebook et autres) et les différentes autorités pour voir aussi comment de leur côté, ils se font aussi une police interne pour éradiquer et…

    Fabrice Grosfilley: Cela veut dire que vous allez réunir les opérateurs: Facebook, Twitter et les grands réseaux internet pour travailler avec eux ?
    Joëlle Milquet: C’est ce que nous aimerions faire dans une dimension européenne et internationale pour tirer la sonnette d’alarme. Il y a beaucoup trop d’impunités par rapport à ce qui circule sur internet. C’est affligeant et nous ne sommes pas toujours en capacité uniquement au niveau belge de le faire. Alors c’est vrai qu’on peut fermer un site mais ça c’est une décision du parquet et cela est déjà possible maintenant. Cela s’est déjà fait.

    Fabrice Grosfilley: Et cela doit être fait pour Sharia4Belgium ?
    Joëlle Milquet: Cela doit être fait pour tous les sites qui ont des propos de cet ordre-là, qui incitent à la haine…

    Fabrice Grosfilley: Pourquoi vous ne l’avez pas déjà fait ?
    Joëlle Milquet: C’est une mission de la justice.

    http://www.rtl.be/info/belgique/politique/883425/milquet-adapter-la-loi-sur-les-milices-privees-pour-interdire-sharia4belgium

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